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Il
y a d'abord un problème de langage
La Bible reprend le langage des sociétés anciennes
du bassin méditerranéen. Il est l'expression d'un
monde culturel précis, celui des anciens Hébreux.
D'où la difficulté de comprendre certains termes,
certaines idées, certaines images, certaines manières
de parler.
Ainsi, dans l'Ancien Testament
" Le roi souilla le Tofeth (brúloir) qui était
dans la val-lée de Ben-Hinnôm, pour que personne
ne fit passer son fils ou sa fille par le feu en l'honneur de
Molek (dieu Molok, à qui on offrait des enfants). Il supprima
les chevaux que les rois de Juda avaient installés en l'honneur
du soleil, à l'entrée de la Maison du Seigneur,
prés de la chambre de l'eunuque Métan-Mélek,
située dans les annexes. Il brûla les chars du soleil.
" (2 Rois 23, 10)
Ainsi
dans le Nouveau Testament
" Je connais un homme en Christ qui, voici 14 ans, - était-ce
dans son corps ? je ne sais - cet homme-là fut enlevé
jusqu'au troisième ciel (Dans les anciennes conceptions
juives, le paradis était fixé au troisième
ciel) Et je sais que cet homme - Etait-ce dans son corps ? Etait-ce
sans son corps ? je ne sais, Dieu le sait - Cet homme fut enlevé
jusqu'au paradis et enten-dit des paroles inexprimables, qu'il
n'est permis à per-sonne de redire. " (2 Corinthiens
12, 2)
(Enlevé au paradis : expression pour désigner les
ex-tases prophétiques
Le mot " Christ " lu¡-même demande à
être expliqué: " Celui qui a reçu l'onction
"
Il
y a ensuite le problèmes des représentations divines
Pour dire la présence de Dieu, on a recours à des
phénomènes naturels auxquels on donne une significa-tion
symbolique:
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La
Nuée (Cbekhina)
" La nuée couvrit la tente de la rencontre et la gloire
du Seigneur emplit la demeure. " (Exode 40,34)
Le
Souffle (Ruah)
"La terre était déserte et vide et la ténèbre
à la surface de l'abîme. Le souffle de Dieu planait
à la surface des eaux. " (Genèse 1, 2)
La
théophanie
"Tout le peuple percevait les voix, les flamboiements, la
voix du cor et la montagne fumante... Ils dirent à Moïse:
Parle-nous toi-même, nous entendrons. Mais que Dieu ne nous
parle pas, ce serait notre mort. Moïse dit au peuple: Ne
craignez pas. Car c'est pour vous éprouver que Dieu est
venu. " - (Exode 20,18) Tout ceci à titre d'exemple.
On pourrait dire beaucoup plus.
Il
y a enfin le langage de l'Eglise elle-même
Ce langage est le fruit d'une première traduction des langues
-hébraïque et sémitique- en langue grecque,
puis en langue latine.
C'est sensible dans le Nouveau Testament où nous voyons
des traits de culture grecque s'introduire dans une pensée
de type juif :
Ce mouvement se cristallisera au cours des 4ème et 5ème
siècles avec la réunion des premiers grands Conciles.
Ainsi, dans le Credo de Nicée-Constantinople, pour préciser
la notion de " Fils de Dieu ", terme essentiellement
juif, on trouve des expressions de culture grecque comme "
Né de Dieu, Lumière née de la Lumière,
Engendré et non créé,-de même nature
que le Père, etc
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