Son Excellence Monseigneur François GAYOT, S.M.M.
Archevêque émérite de Cap-Haïtien
(1927 – 2010)
Décédé le 16 décembre 2010, à Rome (Italie).
Il était âgé de 83 ans dont 61 de profession religieuse. |
Un vrai haïtien! Né le 12 juillet 1927, d’une famille de dix enfants à Port-de-Paix,
au Nord-ouest d’Haïti. Doué d’une intelligence d’élite, après ses études primaires et
secondaires dans sa ville natale, il s’est dirigé vers les religieux montfortains qui
missionnaient déjà depuis 1871 dans ce diocèse. Là, il a fait croître sa vocation dont il a
pu découvrir déjà le premier signe vers l’âge de six ans, dans la cathédrale de cette ville,
où il aidait à desservir l’autel.
Un bon religieux! Il a fait son noviciat et ses études scolastiques en France.
Ordonné prêtre dans ce même pays, dans la congrégation des missionnaires
Montfortains, il a eu sa première obédience pour la Paroisse de Jean-Rabel, au Nord-ouest du pays, d’abord comme vicaire, puis comme curé.
Après sa première obédience dans son pays natal, il a dû retourner en France pour
d’autres études spécialisées : d’une part, il a étudié la sociologie générale et d’autre part,
l’ethnologie et l’anthropologie socioculturelle. Pendant ses recherches à l’École pratique
des Hautes Études à l’Université de Paris, il a poursuivi des Études de « linguistique
générale » et d’anthropologie physique pour parfaire ses recherches sur le vodou haïtien,
le placage et le créole.
C’est en 1966, qu’il a été élu premier Provincial des Montfortains d’Haïti,
jusqu’en 1974 où le Pape Paul VI le nomma Évêque en lui confiant la charge pastorale
du diocèse du Cap-Haitien. Puis en 1988, le Pape Jean-Paul II décide l’érection de la
deuxième Province ecclésiastique d’Haïti et fit de lui le premier archevêque de cette
nouvelle métropole.
Après son ministère épiscopal pendant 29 ans au Cap-Haitien, il a continué son
ministère comme religieux à Port-au-Prince et a eu sa résidence au provincialat des
montfortains à Sapotille.
Missionnaire sans faille! Ayant eu un pied-à-terre à Port-au-Prince après son
immersion à la paroisse de Jean-Rabel, c’est là qu’il a eu sa première expérience de
mission itinérante pour l’évangélisation, et il a exercé ce ministère pendant dix ans.
Il partait pour 3, 4, 6 mois de la maison missionnaire où il revenait pour préparer
d’autres missions. C’est ainsi qu’il a pu parcourir à cheval l’ensemble des diocèses du
pays et y rencontrer la |
population dans les zones les plus reculées et les plus pauvres
d’Haïti. À travers ces longues randonnées, au cours de ses conversations avec les uns et
les autres, il a découvert un peuple habité par l’espérance, doté des valeurs évangéliques
les plus pures : l’esprit de pauvreté, la disponibilité à l’accueil, le sens du partage.
Il est un homme d’espérance, un homme de prière, un homme d’études. Homme
responsable, il a un sens profond de l’Église. D’une créativité inouïe, il a pu mettre sur
pied à l’échelle nationale des commissions et des centres polyvalents pouvant aider dans
tous les domaines. Archevêque émérite depuis le 5 novembre 2003, de son vivant tout
tournait autour de sa personne au niveau de la conférence des Évêques. Combien de fois
a-t-il assumé la présidence de cette conférence? Il a même déclaré, au cours d’une
rencontre où il cherchait l’unité dans le corps des dirigeants de l’Église, qu’une
conférence d’évêques ne doit pas être un regroupement d’évêques isolés, mais une« école de communion », c’est-à-dire un épiscopat qui réfléchit, qui pense, qui prie et
qui décide ensemble!
C’est ce qui explique pourquoi il était au dernier moment encore responsable de
deux commissions épiscopales assez importantes, celle de la Pastorale des Migrants
pour laquelle son mandat venait d’être renouvelé pour une période de quatre ans à la
dernière réunion du mois de novembre dernier et celle de la Paix et de la Réconciliation.
Pour comprendre sa vie de religieux et de missionnaire il suffit de l’entendre dans une
interview donnée récemment autour de sa retraite. Il disait : d’une façon générale,
la retraite est considérée comme un « temps mort » où l’on mène une vie au ralenti.
Pour ma part, cette période de ma vie est un temps d’activités intenses. Il est fait de
réflexions, certes, mais surtout de rencontres, de prédications et de prières qui me
permettent de me situer face aux personnes, aux événements et aux choses et de
discerner les points les plus importants à relever dans la conjoncture présente et pour
l’avenir de l’Église d’Haïti… (fin de citation).
Mgr Gayot est un homme du présent et de l’avenir… Jamais il n’est un homme
du passé. Il est un franc haïtien et reste un modèle et j’ose même dire qu’il est un des
symboles d’Haïti. |

Père Constantinus (Coen) RAES, S.M.M.
(1931 – 2010)
Décédé le 19 décembre 2010, à Sittard (Pays-Bas).
Il était âgé de 79 ans dont 59 de profession religieuse. |
Constantinus (Coen) Raes est né le 14 janvier 1931 à Heerlen. Il entra au
noviciat en 1950 et, une année plus tard, le 8 septembre, il fit sa première profession.
Il fut ordonné prêtre le 31 mars 1957 à Oirschot. Cette même année il fut transféréà Rotselaar pour une année pastorale et afin de suivre un cours de biologie.
En 1960 il fut nommé professeur dans une école à Elisabetha au Congo et, trois
ans plus tard, à Isangi. En 1965 il revint aux Pays bas pour enseigner au petit séminaire
de Schimmert. À la fermeture de Sainte Marie, il travailla au collège Sinte Meerten et
fut recteur de la clinique psychiatrique "Maria Hilf" à Gangelt (Allemagne). À partir de
1981 il reçut aussi la charge de la paroisse de Gangelt. À compter de 1994 il fut nommé
supérieur des confrères hollandais en Allemagne.
Coen était un homme sans prétention. Il faisait ce qui devait être fait sans
chercher à se faire valoir, tout en étant heureux de l'encouragement qu'il pouvait
recevoir des autres. Pendant son scolasticat il était considéré comme un homme de
devoir, qui prenait au sérieux les responsabilités qui lui étaient confiées. Cela a
caractérisé Coen pendant toute sa vie : un professeur compétent et dévoué, un pasteur
pour tous ceux qui lui étaient confiés. Dans les pas du Père de Montfort il était "un bon
père", un prêtre empreint de compassion. D'apparence d'abord un peu froide, il était
réellement extrêmement sensible. Ceci devint évident en 2005 à la mort de son unique
frère: cette mort l'affecta très profondément. A de pareils moments il appréciait
l'attention sincère qu'on lui accordait, bien qu'il ne prenne pas beaucoup de temps pour
dire ce qui lui arrivait.
Depuis ses études en biologie il avait développé un intérêt chaleu- |
reux pour la
nature. Il en parlait en expert, non pas comme un écologisteromantique, mais en homme
qui respecte et admire tout ce qui vit autour de lui. Coen avait reçu avec enthousiasme sa nomination pour le Congo.
Malheureusement ce ne fut pas pour longtemps car la situation se détériorait d'année
en année. Lorsque les Simbas prirent d'assaut Isangi, il fut arraché à l'autel encore revêtu
des habits liturgiques. En même temps que les Sœurs et ses confrères il fut enfermé et
torturé dans le camp des rebelles. Il survécut, mais ne retourna jamais au Congo.
Coen savait que son service pastoral à Gangelt se terminerait avec son 80ème
anniversaire, le 14 janvier 2011. Cela signifiait pour lui le retour dans une de nos
communautés ("dites-moi laquelle"). Enfin il aurait du temps pour lire, suivre la
politique et partager la prière communautaire. Juste avant de prendre sa retraite il apprit
qu'il avait un cancer de l'estomac. Il espérait une guérison, tout en envisageant le pire.
Ce fut dur pour lui d'apprendre que le traitement n'était pas possible. Il reçut la nouvelle
avec beaucoup d'émotion, mais il se reprit vite grâce à la sobriété du sens de la réalité
ses bagages et quitta Gangelt pour venir à Schimmert. "Je n'ai besoin de rien de plus,
et d'ailleurs je ne l'ai pas" remarqua-t-il. Cela c'était tout Coen : pas beaucoup de
paroles, il était facilement satisfait et aimable sans exagération, un confrère dont le cœurétait à la bonne place. Ces dernières années Coen était de plus en plus penché en avant,
visiblement au-delà de tout orgueil ou vanité. C'est ainsi que nous nous rappellerons de
lui. Qu'il soit sincèrement heureux dans la maison du Père ! |

Père Magella LAROCHE, S.M.M.
(1917 – 2010)
Décédé le 23 décembre 2010, à Trois-Rivières (Canada).
Il était âgé de 93 ans dont 71 de profession religieuse. |
Notre confrère est né, le 2 janvier 1917, à Pont-Rouge, dans l’archidiocèse de
Québec. Il prononce ses premiers vœux de religion, le 15 août 1939, à notre noviciat de
Nicolet, et il est ordonné prêtre des mains de Mgr Alexandre Vachon, en la cathédrale
d’Ottawa, le 24 février 1945.
Comme première obédience, il est envoyé comme missionnaire en Haïti. Il est
assigné comme vicaire à la paroisse cathédrale de Port-de-Paix, de 1945 à 1948.
De là, jusqu’en 1951, il sera en poste au Môle Saint-Nicolas jusqu’en 1951.
Il est ensuite nommé curé, à Bombardopolis, pour une période de 19 ans,
jusqu’en 1970. Par après, pour une durée de 20 ans, il sera l’aumônier de l’École
normale de Lavaud. En 1990, après 45 ans de dévouement et de dur labeur missionnaire,
il revient définitivement en son pays natal.
Il demeure au presbytère de notre paroisse de Dorval, et il travaille comme
aumônier au Foyer de Dorval, jusqu’en 2002.
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Nous le trouvons comme retraité, durant 5 ans, à la résidence du Sanctuaire, et
ensuite, durant deux ans, à notre résidence de Nicolet, pour finalement, en 2009, prendre
sa retraite au Cénacle St-Pierre, à Pointe-du-Lac, (Trois-Rivières).
Notre vaillant missionnaire était un volubile et fin conteur de ses nombreuses
expériences en Haïti, et même ici, au Canada. Il semblait posséder tous les métiers,
voire même arracheur de dents et pisciculteur de tilapia, sans compter ses exploits
comme médecin d’occasion.
Notre confrère réalisait bien dans sa vie la prière de Montfort « Tels seront les
missionnaires que vous voulez envoyer en votre Église. Ils auront un œil d’homme pour
le prochain, un œil de lion contre vos ennemis, un œil de bœuf contre eux-mêmes, et unœil d’aigle pour vous » (Prière embrasée, 21)
Que la Vierge Marie conduise notre confrère dans les joies de l’éternité ! |

Père Louis PÉROUAS, S.M.M.
(1923 – 2011)
décédé le 29 janvier 2011, à Limoges (France).
Il était âgé de 87 ans dont 68 de profession religieuse.
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Le père Louis Pérouas était né en 1923 à Rennes. Âgé de 87 ans dont 68 de vie
religieuse, il avait été ordonné prêtre en 1949.
Développer la recherche historique pour témoigner de la présence du Christ
auprès de toute personne donnant droit au travail de l’intelligence, telle a été la priorité
qui a guidé les travaux de notre confrère. Pour sa thèse de doctorat ès-lettres sur
le diocèse de la Rochelle, il avait obtenu la mention très honorable et les félicitations
unanimes du jury. Ainsi, sa foi de baptisé s’est construite en harmonie avec les
exigences de la recherche scientifique.
Il était docteur ès-lettres. Il a travaillé 29 ans au service du C.N.R.S.
(Centre National de la Recherche Scientifique), d'attaché de recherche à directeur.
Louis a éclairé, par de nombreux ouvrages, la dévotion mariale à la manière de
Montfort : une dévotion enracinée dans les évangiles… De nombreux livres ont aidé les
Pères et Frères Montfortains, les Filles de la Sagesse et les Frères de St. Gabriel à
comprendre et à suivre notre Maître commun : Louis Marie Grignion de Montfort.
Installé à Limoges depuis 1973, il était intéressé par l'histoire, surtout religieuse,
mais aussi l'émigration, la franc-maçonnerie, etc. Il a été le fondateur en 1974 de
l'association Rencontre des Historiens du Limousin (R.H.L.). Son travail rigoureux l’a
conduit à publier un très grand nombre d’articles et d’ouvrages qui concernent l’histoire
religieuse limousine, par exemple : « les Limousins et leurs prêtres depuis cinq siècles
(Éditions les Monédières) ; Entre le XVI° et le XIX° siècle, des regards différents sur le
culte des saints en Limousin, la religion populaire (Éditions CNRS 1979 p ; 85-94 ; Refus
d’une religion, religion d’un refus en Limousin rural (1880-1940) ; La Révolution
française, une rupture dans le christianisme ? Le cas du Limousin (1775-1822) ; L’activité
pastorale des évêques de Limoges aux XII° et XVIII° siècles dans les campagnes
limousines ; la Franc-maçonnerie creusoise du |
XVIII° siècles à 1940 ; L’Église au prisme
de l’histoire avec une préface de Jean Delumeau. Le catholicisme en Limousin aux XIX° et
XX° siècles à travers sa presse ; Léonard, Marie, Jean et les autres : les prénoms en
Limousin depuis un millénaire (Éditions CNRS 1984, couronné par l’Académie des
inscriptions et Belles Lettres) La Révolution vécue en Limousin ; Ostensions et cultes des
saints en Limousin ».
Louis a cherché à retrouver les racines profondes de la Foi des Limousins et
parfois les limites… Beaucoup de ses livres en témoignent et ses convictions ne sont pas
simplement littéraires.
Il a mis sa mission en application dans 4 grandes œuvres d’Église
1. Le groupe des frères religieux manuels …
2. Le groupe de rencontre des historiens du Limousin. Une belle revanche pour
ce chercheur que les méandres de la politique avaient rejeté du professorat.
3. L’Aumônerie d’un hôpital gériatrique à Limoges avec le souci d’une
aumônerie de laïcs… une manière de suivre le Père de Montfort au service
des plus pauvres.
4. La fondation du groupe « Acacia » lieu de dialogue entre chrétiens et franc
maçons… et c’est là que sa profession de foi prend tout son sens…
car « Le Verbe s’est fait chair » est le point inévitable de rencontre,
de dialogue et parfois de rupture entre croyants et non croyants ! - Louis ne
transigeait ni sur le dialogue ni sur ses convictions !
Désormais, c’est sous le regard de la Vierge Marie que nous sommes appelésà poursuivre notre Pèlerinage pour découvrir le vrai visage du Christ en fidélité
au souvenir du Père Louis, consciencieux dans son travail de recherche scientifique,
mais aussi en reconnaissance envers le diocèse de Limoges pour son humanité
compréhensive. |

Père Mario ARCIELLO, S.M.M.
(1912 – 2011)
décédé le 22 février 2011, à Redona - Bergamo (Italie).
Il était âgé de 98 ans dont 78 de profession religieuse. |
Mario Arciello est né à San Nicola Baronia, dans la province d'Avellino,
le 5 avril 1912. Tandis que sa famille se transfère à Naples, lui reste au pays auprès de
son oncle maternel qui est prêtre. Après la mort du papa, en octobre 1923, il entreà l'école apostolique de Redona, suite à une série de contacts entre l'oncle prêtre et
le Père Gebhard.
Son parcours de formation, commencé à Villa Santa Maria, est interrompu
en 1930 lorsqu'il n'est pas admis à la prise de soutane. Il rentre dans sa famille puis
il passe dix mois à Tortona, dans l'institut de la petite maison de la Providence.
En octobre 1931 il est accepté de nouveau par les supérieurs de la Compagnie de Marie.
Admis au noviciat, il prononce ses premiers vœux le 13 novembre 1932. Il est intelligent
et même brillant, s'exprimant clairement, attaché à ses opinions, mais également
travailleur assidu, généreux pour rendre service et entreprenant. Après les années d'étude
de la philosophie et de la théologie à Rome et à Lorette, il fait sa profession perpétuelle
le 20 septembre 1937. Nous lisons dans sa demande d'admission : "Voici maintenant
treize ans que je vis sous les ailes de la Compagnie de Marie; son esprit missionnaire,
marial et montfortain s'est tellement enraciné dans mon cœur que non seulement la vie
de prêtre séculier, mais même celle de religieux dans n'importe quel autre ordre ou
congrégation ne m'attire pas du tout."
Après l'ordination sacerdotale le 12 mars 1938 à Lorette, il reste quelques
années dans la communauté du scolasticat comme professeur de philosophie d'abord,
puis en qualité d'économe. Il |
continuera à rendre ce service à Redona, Villa Santa Maria,
où il est transféré en 1950.
En 1955 il reçoit l'obédience pour aller à Rome, près de la Curie et en même
temps la nomination d'économe provincial. Il s'acquittera de cette charge pendant
environ trente ans. En plus de l'administration ordinaire, il s'engage dans la réalisation
des grandes structures rendues nécessaires par le développement de la présence
montfortaine en Italie. Le Père Mario a assumé cette responsabilité de tout son être,
en des temps pas faciles à cause du peu de moyens financiers et de la complexité
des problèmes à affronter. Il voyageait d'une communauté à l'autre sans se ménager pour
résoudre les situations, accélérer les affaires, donner des conseils.
En 1983 il quitte Rome pour la procure des missions à l'étranger, à Caravaggio.
Dans ce domaine tout l'esprit d'initiative du Père Mario se révèle pour soutenir des
projets missionnaires d'évangélisation et de promotion humaine. Ceux qui ont pu
bénéficier de son expérience, laïcs individuels ou groupes missionnaires, sont à même
de témoigner de son humanité et de sa disponibilité, tant que ses forces l'ont soutenu.
En 2000 il arrive à Villa Montfort pour jouir d'un repos bien mérité.
Il y redécouvre le goût de la lecture et le temps se passe dans la paix et la simplicité.
Le Père Mario part pour le ciel le 22 février 2011, comblé d'années, après une vie
totalement donnée au Seigneur et à la mission montfortaine. Il repose maintenant dans
le cimetière de Bergamo. |
 Père Joseph Arnoldus (Joep) VAN LIER, S.M.M.
(1937 – 2011)
décédé le 1 mars 2011, à Sintang (Indonésie).
Il était âgé de 73 ans dont 51 de profession religieuse.
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Josef Arnold van Lier est né le 13 décembre 1937 à Roggel (Pays Bas).
Il entra au petit séminaire Sainte Marie à Schimmert en 1950. Le 8 septembre 1959
il fit sa première profession à Meersen et fut ordonné prêtre le 27 mars 1965 à Oirschot.
Après l'ordination il partit pour l'Indonésie, il apprit la langue et la culture localesà Jogjakarta (Java) puis il se dirigea vers Borneo afin d'y travailler comme missionnaire.
De 1966 à 1978 il travailla dans les paroisses de Sejiram et Putussibau le long de la
rivière Kapuas dans le diocèse de Sintang (Borneo Ouest). En 1978 il fut transféré à
Sintang et devint le curé de la cathédrale de Sintang, en même temps que vicaire général
du diocèse et responsable de la commission diocésaine de l'aide sociale. De 1985 à 1990
il fut économe diocésain et en 1990 il prit une année sabbatique à Jakarta, capitale de
l'Indonésie. Ensuite il fut transféré à Bandung, Java Ouest et devint curé de la paroisse
Saint Paul du diocèse de Bandung de 1991 à 1998. Puis il retourna à Sintang pour
l'animation de l'équipe du Centre Pastoral Catégoriel. Lorsque les jeunes confrères en
devinrent capables, il les laissa diriger l'équipe tout en restant dans cette communauté
jusqu'à sa mort le 1er mars 2011.
Père Joep était un progressiste large d'esprit, bien que parfois il ait été difficile
de comprendre ses pensées. Quelquefois il avait des paroles dures qui semblaient ne pas
tenir pas compte des impressions des autres, alors qu'en réalité il voulait sincèrement
les aider. Son grand souci était le développement du peuple Dayak, à la fois
spirituellement et économiquement par le biais de l'éducation. Il avait fondé le Crédit
Mutuel à Sintang afin d'appren- |
dre aux gens à gérer leurs économies. Il cherchait
des bienfaiteurs afin de pouvoir financer des études. Grâce à cela, il y a maintenant
beaucoup de personnes originaires de Kalimantan qui obtiennent des diplômes
universitaires, travaillent comme officiels de haut niveau dans le gouvernement,
au parlement ou sont devenus des hommes d'affaires. Jusqu'à sa mort, Joep s'est
employé à organiser ce fonds pour l'éducation.
Père Joep avait le souci de se maintenir à jour. Il aimait lire et écrire. Il aimait lire
des journaux et magazines bibliques. Ses sujets favoris de discussion étaient la
psychologie et la bible. Lorsque son énergie a commencé à décliner, il passait son tempsà écrire un livre sur la culture locale et à recueillir des informations sur l'histoire du
diocèse de Sintang. Il s'occupait des plantations dans le jardin et était devenu un père
pour les jeunes confrères dans la communauté. Un de ces confrères témoigne : "Père
Joep était plein d'attention. Lorsque nous étions assis sur le banc à l'extérieur de la
maison, il venait nous offrir une boisson. Lorsqu'il remarquait que nous faisions du
sport, il nous préparait une boisson fraîche. Il nous manque vraiment!"
Oui! Père Joep nous manque à tous, car chacun reconnaît toutes les grandes
choses qu'il a faites pour le peuple de Kalimantan, surtout dans le diocèse de Sintang.
L'évêque de Sintang, Mgr Agustinus Agus, a voulu exprimer sa gratitude en portant
le cercueil dans la cathédrale de Sintang, en présidant la messe des funérailles le 3 mars
et en participant au service de prière organisé, pendant sept jours consécutifs, dans notre
communauté de Sintang.
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Frère Marinus (Rinie) VAN DE GEIJN, S.M.M.
(1928 – 2011)
décédé le 5 mars 2011, à Druten (Pays-Bas).
Il était âgé de 83 ans dont 60 de profession religieuse. |
Frère Rinie est né le 31 janvier 1928 à Druten. En 1949 il entra chez les
missionnaires montfortains à Meerssen et fit sa première profession le 7 octobre 1950.À cette occasion il reçut le nom de Johannes Berchmans. Il passa ses premières années
de missionnaire montfortain au service de l'accueil à Oirschot. En 1954 il fut transféréà Schimmert et deux ans plus tard il fut nommé à Berg & Dal où il s'occupa de
l'administration de la revue "Orante". En 1963 il devint directeur des Frères à Oirschot
et en 1966 il retourna à Berg & Dal où il travailla de nouveau pour "Orante" (jusqu'en
1987) et comme économe de la communauté (jusqu'en 1985). En 1997 il s'établit à
Beuningen et en 2002 à Druten. À cause de sa santé déclinante il obtint, deux mois avant
sa mort, une place dans le centre de soin "Kasteelhof" où il s'est éteint.
Si nous répartissions les Frères de notre congrégation soit en travailleurs de force,
soit en âmes pieuses et douces, alors Rinie appartiendrait sans aucun doute à la dernière
catégorie. Il était de constitution trop fragile pour utiliser la pelle à charbon, il préférait
au contraire laisser les grains de son chapelet glisser entre ses doigts.
Lorsque, il y a quelques semaines, nous avons fait ensemble le bilan de sa vie,
il m'a dit que le meilleur de son temps, il l'avait passé à Schimmert. Avec son âme et son
cœur il avait aimé les célébrations liturgiques sous la conduite de Piet Janssen.
C'était typique de Rinie : il aimait la beauté et l'harmonie. Lorsqu'à Berg & Dal on lui
confia le soin de la chapelle, il le fit avec amour et dévouement. Son idée de Dieu était
colorée par la sérénité, la relaxation, l'ordre et la bonté. C'est ce qu'on pouvait trouver
dans sa chambre du couvent de Notre Dame de Fatima; pour lui, c'était le nom officiel
de la maison. Tout y était parfaitement en ordre, surtout dans le coin de prière avec
une icône, une statue de Notre Dame, des bougies, etc. C'est ce qui devrait exister
dans les relations mutuelles : pas de disputes, ni de remarques acerbes, ni de querelles.
Il ne pouvait pas supporter les tensions ou la discorde dans la communauté,
il s'épanouissait dans une atmosphère de calme et d'amitié. Cependant il pouvait devenir
critique, se mettre |
en colère et faire des remarques inattendues, ce qu'il regrettait après
coup et il en était malheureux.
La turbulence des années 70 du siècle passé a constitué une épreuve difficile pour
Rinie. Les changements dans l'Eglise et la congrégation ont provoqué chez lui un
sentiment d'insécurité. Comment tout cela allait-il continuer, surtout avec les Frères dans
la congrégation? Il devenait nerveux et se demandait s'il ne devait pas devenir plus actif
dans le domaine social, en dehors de la communauté. Heureusement il retrouva sonéquilibre plus tard.
Ses liens avec sa famille étaient frappants. Le fait que sa mère soit morte si tôt
qu'il l'avait à peine connue le reliait fortement à ses frères et sœurs. Leur bien-être,
ainsi que celui des neveux et nièces, lui touchait le cœur. En public il en parlait à peine,
mais dans une atmosphère plus intime il manifestait combien il se sentait en sympathie
lorsque l'un des membres de la famille n'était pas en bonne santé. Pour lui c'était une
vraie fête que de recevoir la visite pendant quelques jours de Regina, sa sœur religieuse
de la Sagesse. Ensemble ils pouvaient partager tant de joies et de peines.
Les dernières années ne furent pas faciles car Rinie souffrait de toutes sortes de
problèmes de santé. A Berg & Dal le fait d'avoir à monter l'escalier devint tellement
difficile qu'il déménagea dans un petit appartement, d'abord à Beuningen puis à Druten.
Il était extrêmement reconnaissant pour l'attention reçue de ses frères et sœurs. Il vivait
seul mais sympathisait intensément avec ses confrères. Il s'intéressait beaucoup à l'état
de santé de chacun, tout en priant pour les malades et les défunts. Il aimait à raconter
les histoires de confrères du passé. A cause de ses problèmes d'écoute et de marche,
il se désolait de ne plus pouvoir prendre part aux célébrations de la congrégation à
Schimmert et à Oirschot.
Rinie était souvent préoccupé par la mort, sans en être effrayé. Il avait exprimé le
désir d'être enterré en soutane. Il cherchait des textes qui pouvaient être lus à son
enterrement, mais il ajoutait toujours que le dernier mot appartenait au Provincial.
Quoi qu'il en soit, il peut maintenant s'asseoir au banquet nuptial de l'Agneau! |

Père Mathijs SCHOFFELEERS, S.M.M.
(1928 – 2011)
décédé le 24 avril 2011, à Maastricht (Pays-Bas).
Il était âgé de 82 ans dont 61 de profession religieuse.
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Jan Mathijs Schoffeleers est né à Beek (Pays Bas) le 31 août 1928. En 1942
il entra au petit séminaire Sainte Marie à Schimmert. Il devint membre de la
congrégation le 8 septembre 1949. Ordonné prêtre le 20 mars 1955 à Oirschot, il reçut
son obédience pour la mission du Malawi. En 1963 Mathijs commença ses études
d'anthropologie à Kinshasa (Congo) et il les continua à Oxford (Angleterre) de 1964à 1967. À son retour au Malawi, il enseigna au petit séminaire de Nguludi. Il obtint son
doctorat le 11 novembre 1968. Deux ans plus tard, il devint directeur du Centre
de Formation Catéchétique de Likulezi. En 1971 il fut nommé professeur à l'Université
de Zomba, en 1976 à l'Université Libre d'Amsterdam et de 1976 jusqu'à sa retraiteà l'Université d'Utrecht. Durant ses dernières années d'activité il travailla à rédiger
l'histoire des montfortains Hollandais. En Janvier 2008, Mathijs quitta Leiden pour
la communauté de Vroenhof. Lorsqu'il eut besoin de soins plus suivis, il fut reçu dans
la partie médicalisée de la maison et plus tard à "De Zeven Bronnen" de Amby,
Maastricht, où il mourut.
Dans la vie de Mathijs plusieurs choses se passèrent d'une façon inhabituelle.
Le garçon bégayant qu'il fut se transforma en un homme de grande éloquence.
Le missionnaire de brousse au Malawi devint professeur d'Université. L'homme de
science respecté, dans son grand âge, ne pouvait plus mettre ses idées en ordre à cause
de la maladie d'Alzheimer. À la manière d'Oxford, le garçon de Geverik devint un
scientifique reclus durant la deuxième partie de sa vie. Grâce à l'aide remarquable et au
soutien de Anja Stoevenbeld sa distraction proverbiale a pu être minimisée.
Mathijs était un anthropologue avec un parti pris théologique : non pas
dogmatique ou zélé, mais convaincu qu'il y a davantage dans la vie que la rationalité
pure ne veut nous le faire croire. Il considérait la vie comme une aventure dramatique
dont nous pouvons à peine sonder le début ou la fin. Il avait appris cela de la culture
africaine. En un temps où on ne parlait pas encore de dialogue interculturel et
interreligieux, il orientait sa réflexion avec une attitude positive vers le monde non
chrétien et plaidait en faveur d'une rencontre interculturelle, sans que l'une des cultures
se sente supérieure aux autres. Il avait découvert des ressemblances remarquables entre
les textes de la Bible et les religions africaines. Bien qu'il ne soit pas resté longtemps
dans la brousse, il était convaincu que sa recherche scientifique était d'une importance
fondamentale pour l'incarnation de l'Evangile dans la culture africaine.
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En tant que montfortain il éprouvait une grande sympathie à l'égard du Père
de Montfort. À ses yeux, le fondateur de la congrégation cultivait un sentiment
particulier pour les aspects dramatiques de la vie. L'expérience religieuse personnelle de
Mathijs semblait à certains plutôt traditionnelle, à cause de son point de vue que la
religion dépasse toute logique. Il n'avait pas honte de se promener dans le voisinage
de Leiden tout en priant le chapelet. De façon presque naturelle il vivait dans le Mystère
et il avait pitié de ceux dont l'approche de la vie était limitée à sa dimension purement
professionnelle. Selon sa philosophie, ils passaient à côté de la plénitude de la réalité.
Math était un solitaire à sa façon, à ses propres yeux un vrai montfortain
sous tous aspects, dévoué à sa congrégation, relié à son histoire. Avec fierté il mettait
en relief l'approche des montfortains au Malawi: proches du peuple, en solidarité avec
les pauvres. Il avait apprécié son élection comme délégué au chapitre général de 1999;
cette rencontre avec ses confrères du monde entier lui avait paru un don qui fait chaud
au cœur. La façon dont les lignes et les connections de sa vie étaient en lien les unes
avec les autres semblait un mystère pour beaucoup, mais à ses propres yeux tout
convergeait vers l'unité. Il était très sensible et vulnérable; il avait du mal à oublier une
remarque désobligeante tellement cela le blessait. Il se montrait extrêmement heureux de rencontrer quelqu'un, puis, peu de temps après il se retirait dans sa propre réalité.
Il préférait la peinture, le dessin, la poésie, plutôt que d'écrire un article. Cependant
il travaillait beaucoup, depuis tôt le matin jusque tard le soir; il a laissé derrière lui une
liste impressionnante de livres et d'articles.
D'une manière admirable il a supporté sa maladie. Les premiers signes sont
apparus en 2001et il en écrivit une lettre confidentielle à celui qui était alors provincial.
Il connaissait les conséquences humiliantes de sa condition et il s'était résigné à
son destin. Quelquefois il donnait l'impression d'en être heureux, comme s'il y trouvait
une signification plus élevée, peut-être dans une leçon d'humilité et de simplicité.
Ce qui se passait vraiment dans son esprit durant ces dernières années, nous ne le savons
pas. Avec le Père de Montfort, il espérait mourir entre Jésus et Marie. Puisse-t-il,
partager la vie éternelle en leur compagnie. |

Père Francis (Frank) LOUGHRAN, S.M.M.
(1915 – 2011)
décédé le 25 mai 2011, à Newlands, Blantyre (Malawi).
Il était âgé de 95 ans dont 74 de profession religieuse |
Père Frank est né le 17 août 1915. Il était le dernier des onze enfants de ses
parents irlandais qui, comme tant d'autres, avaient quitté leur pays natal afin de trouver
du travail à Liverpool, en Angleterre.
Etant une vocation relativement tardive, il entra au petit séminaire montfortain
de Romsey à l'âge de 14 ans et il y resta jusqu'à ses 20 ans. Il fut accepté au noviciat
de Celle sur Belle en France où il fit sa première profession le 8 septembre 1936.
Il fit la plus grande partie de ses études de philosophie et de théologie en France,
avant de rentrer en Angleterre pour la profession perpétuelle le 20 septembre 1941 et
l'ordination sacerdotale le 8 décembre 1941.
Depuis le tout début, ses yeux étaient tournés vers les missions à l'étranger et son
cœur penchait pour Haïti. Cependant, pour différentes raisons, surtout à cause de la
seconde guerre mondiale, il fut finalement décidé qu'il irait exercer son ministère en ce
qu'on appelait alors le Nyasaland.
Après un voyage dangereux de six semaines, en convoi et par une route
détournée, il débarqua finalement à Nsanje, la pointe la plus avancée au Sud du Malawi,
le 3 décembre 1943, date à laquelle on fête son Saint Patron, François Xavier.
Sa première obédience fut pour enseigner au petit séminaire diocésain de
Nankhunda. Il le fit avec fidélité et compétence, tout en faisant usage de cette
opportunité pour apprendre le Chichewa et ainsi se préparer à 68 ans de service de
l'Église au Malawi.
Ayant maîtrisé rapidement la langue et démontré ses aptitudes très pratiques
en mécanique et en construction, on lui demanda d'aller à Limbe pour servir d'aideà Monseigneur Auneau et être vicaire de ce qui est maintenant la cathédrale de Limbe.
Il fut alors élu Provincial pour le Vicariat du Shiré et contribua à la transition
en vue de l'établissement des deux diocèses de Zomba et de Blantyre. Il accepta aussi
la responsabilité de la fondation et de l'organisation d'un grand nombre d'écoles dans
les régions du Centre et du Sud du Malawi. Il les visitait toutes, trouvant et payant
les instituteurs. Peu après sa venue à Zomba on lui demanda de superviser
la construction de la cathédrale: il dessina les plans du bâtiment et construisit ce qui
est une église capable de défier le temps, bien éclairée et aérée, et qui fait l'envie des
autres diocèses du pays.
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Mais c'est dans le ministère qu'il était le plus à l'aise. Nous, les plus jeunes
prêtres, nous sommes en admiration devant ce que nous savons avoir été le style de vie
de Frank et de ses confrères à cette époque. Pendant trois semaines chaque mois,
il voyageait en bicyclette pour passer d'un village à l'autre, se nourrissant de ce que les
gens avaient à lui offrir, dormant dans les huttes qui étaient mises à sa disposition,
entendant les confessions pendant des heures à la suite, baptisant, mariant, et s'assurant
que les enfants avaient été bien préparés à la réception des sacrements. Souvent
on l'entendait dire que c'était la quatrième semaine, celle passée à la paroisse, qui lui
donnait le moins de satisfaction.
En tant que confrère, il était une source d'inspiration. Vivant une vie simple avec
peu de possessions en dehors de ses outils déjà bien usés, il était heureux d'aider tous et
chacun. Il aimait la compagnie; il avait le don de faire en sorte que les gens se sententà l'aise et il devinait ce qu'étaient leurs besoins les plus grands. Que ce soit à table ou
en jouant au bridge, il se délectait de la compagnie de ses frères prêtres.
En tant que missionnaire, il était infatigable et dévoué. Rien ne lui donnait
plus de bonheur que de voir une église pleine et la file la plus longue de pénitents.
Il prenait du temps pour chacun et s'assurait d'aider ceux qui étaient le plus dans
le besoin, quel qu'en soit le prix pour lui-même. Il excellait à rechercher ceux qui
venaient d'être ordonnés prêtres pour s'assurer qu'ils étaient suffisamment équipés de
ce dont ils avaient besoin pour bien remplir leur ministère.
En tant qu'homme il était humble. Sa foi était simple, sans complication.
Il était pour toujours au service de l'Eglise et il était sûr que, pourvu qu'il fasse son
possible, Notre Dame ferait le reste.
Sa plus grande déception lui arriva en 1998 lorsque, à l'âge de 93 ans,
on lui demanda de se retirer du ministère actif. Sa vue était défaillante et ses jambes très
faibles, mais son désir de servir était toujours aussi fort. Humblement il accepta mais
il n'a jamais cessé de prier pour ceux qui travaillaient à sa place et dans le service
des gens qu'il aimait tant.
Frank mourut en paix le 25 mai 2011, à la maison de repos et de soins de
Blantyre. Il a été enterré près de sa cathédrale le 30 mai.
Qu'il repose en paix dans la joie de la compagnie de Notre Dame et de son Fils. |

Père Auguste DURGEAUD, S.M.M.
(1922 – 2011)
décédé le 27 mai 2011, à St Laurent sur Sèvre (France).
Il était âgé de 88 ans dont 67 de profession religieuse.
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Dépouillé de son propre corps donné à la science, le Père Auguste reconnaîtêtre appelé dès sa naissance, le 7 juin 1922, à devenir un serviteur de la vie :
* « le Seigneur m’a fait le cadeau précieux et premier de la vie, en passant par
le chemin du cœur de mes parents bien-aimés qui s’aimaient d’un tel amour !
Ils ne pouvaient pas se passer l’un de l’autre. Je suis l’aîné de dix enfants.
Mes sœurs et mon frère qu’avec mes parents tu m’as donnés, je les ai tous
accueillis. L’entente et l’affection entre nous fut notre richesse ».
Serviteur de la vie, le Père Auguste a voulu le devenir dès son plus jeune âge en
se laissant fasciner par l’exemple des Pères Riscours et Bidet, missionnaires
montfortains venus prêcher la finale du Jubilé 1925-1926.
* « Je fus éveillé déjà à partir de ce moment là de « faire comme eux » !
Un simple désir de gamin de 4 ans, peut-être… Mais désir qui ne s’est jamais
effacé ».
Serviteur de la vie, le Père Auguste a su mener le combat face aux épreuves de
la santé.
* « Peu après mes 21 ans, et en pleine guerre 1939-1945, mon parcours fut
perturbé par une autre guerre sans merci, celle du bacille de Koch, qui s’est étalée sur six ans de galère : de 1943 à 1949. la maladie fut pour moi un
extraordinaire chemin de vie et de formation humaine, chrétienne et
Montfortaine ».
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* « Mais à partir de 1949, ma vie est redevenue à peu près normale. J’ai enfin
pu être ordonné le 30 juin 1952 et accomplir un parcours humblement
missionnaire au service de la congrégation, y compris comme économe
provincial ». et c’est de la part du Père Auguste une action de grâces :
* « merci, Seigneur pour les ministères que, par mes supérieurs, tu m’as
demandé d’accomplir, à Dax et Saint Paul, Paris, La Gardiolle, Le Calvaire
de Pontchâteau, Notre-Dame du Marillais, Saint Gabriel, La Sagesse, et enfin à notre Maison-Mère de Saint Laurent ».
Serviteur de la vie, le Père Auguste l'a été aussi par son sens de l'accueil,
de l'hospitalité, comme il a su en témoigner surtout lorsqu'il avait la responsabilité d'une
communauté, ce qui fut le cas une bonne partie de sa vie. Pensons en particulier à l'ouverture œcuménique qu'il avait donnée à La Gardiolle, dans un milieu largement
marqué par la réforme protestante : tous s'y sentaient accueillis pour le partage
et le dialogue.
Serviteur de la vie, jusqu’au dernier jour, le Père Auguste lui-même nous donne
la conclusion de son parcours de vie missionnaire :
* « Je sais que ce don, accompli en toute liberté d’esprit et de cœur, me sera
bien rendu, dans le cœur de Dieu, en Jésus-Christ mort et ressuscité et dans
la communion fraternelle de toute l’humanité rassemblée en Lui ».
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Frère René BARANGER, S.M.M.
(1914 – 2011)
décédé le 15 juin 2011, à Cholet (France).
Il était âgé de 96 ans dont 67 de profession religieuse.
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Frère René nous a quittés à la veille de ses 97 ans qu'il aurait eus le 8 juillet.
Il a tout de même été notre doyen depuis la mort du Frère Paul, il y a un an et demi et un
doyen vaillant jusqu'à cette chute malencontreuse, le 1er juin, dans sa chambre avec une
fracture au niveau de la hanche obligeant à une hospitalisation et à une immobilisation
qu'il supportait mal. Suite à une infection, il nous a quittés en ce matin du 15 juin,
deux semaines après son accident. Au-delà de la douleur de son décès, les membres
de sa famille si présents auprès de lui, surtout durant cette quinzaine pénible, sont
heureux de voir son calvaire terminé. Son visage pacifié sur son lit de mort montre
combien il a retrouvé la paix et la sérénité qui l'ont si bien caractérisé toute sa vie.
Il avait 30 ans lorsqu'il a fait sa première profession chez les montfortains,
après un service militaire de 2 ans et la mobilisation pendant la première année de la
2nde guerre mondiale.
Sa spécialité est indiquée comme "fermier", métier qu'il avait appris de ses
parents agriculteurs. Fermier, il l'a été effectivement à La Chartreuse pendant 10 ans et
au scolasticat de Montfort sur Meu pendant 7 mois. Mais c'est surtout à La Gardiolle
qu'il a déployé son activité et sa compétence dans la culture de la vigne et la production
de vin. Il y fait trois séjours: 5 ans, puis 2 et enfin 27 ans. Peu à peu d'ailleurs, il laisse la
ferme pour s'occuper davantage du jardin, activité qu'il continuera à Chézelles pendant
10 ans, avant de rejoindre la communauté de Saint Laurent en 1998. Là encore on le
trouve en train d'aider au jardin tant qu'il a pu, manifestant ainsi son amour de la terre et
son sens du service de la communauté.
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Quelques traits révèlent sa personnalité humaine et religieuse, sensible et tournée
vers les autres:
- Il aimait à cueillir des fleurs dans les parterres, pour les offrir aux dames qui
travaillent dans la maison.
- Tant qu'il a pu, il a fréquenté le club des anciens de Saint Laurent pour jouer
aux cartes et partager leur vie
- Il y a deux ans, à 95 ans!, il prenait encore sa bicyclette pour aller au fond du
jardin de la Sagesse ramasser des châtaignes pour la communauté et d'autres intéressés à
ce cadeau offert de grand cœur.
- Sous les noisetiers il faisait concurrence aux écureuils pour remplir ses poches
de noisettes, toujours pour les offrir aux autres!
- Mais le trait le plus caractéristique de sa vie, c'est certainement la profondeur
toute simple de sa vie religieuse qu'il savait alimenter à la source féconde de la
spiritualité de Saint Louis-Marie de Montfort et de la Bienheureuse Marie-Louise de
Jésus. Tous les jours, il faisait son pèlerinage à leurs tombeaux: le 31 mai il y était
encore, avant son accident le lendemain matin.
La joie de vivre il la cultivait en répandant la joie autour de lui, même en jouant
de l'accordéon pour faire danser les vendangeurs à la fin d'une semaine de travail à
La Gardiolle. Il a été heureux dans sa vocation de Frère missionnaire montfortain et il a
su rendre les autres heureux autour de lui. Nul doute que le Seigneur lui dit aujourd'hui :"Entre dans la joie de ton Maître", en compagnie de Marie à qui il s'est si souvent
adressé pour lui demander de prier pour lui, "maintenant et à l'heure de la mort"
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Père René MICHIELS, S.M.M.
(1927 – 2011)
décédé le 21 mai 2011, à Holsbeek (Belgique).
Il était âgé de 83 ans dont 61 de profession religieuse. |

Père Carlos ACHURY GARAVITO, S.M.M.
(1926 – 2011)
décédé le 27 mai 2011, à Bogotá (Colombie).
Il était âgé de 84 ans dont 64 de profession religieuse |
Père Karel (Charles ) KNIBBELER, S.M.M.
(1922 – 2011)
décédé le 16 juin 2011, à Brunssum (Pays-Bas).
Il était âgé de 88 ans dont 63 de profession religieuse.
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FRÈRES DE SAINT GABRIEL |
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FILLES DE LA SAGESSE |

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« ... je n’en rougis pas,
car je sais en qui j’ai mis ma foi
et j’ai la conviction
qu’il est capable de garder mon dépôt
jusqu’à ce Jour-là. »
( 2 Tm 1, 12 )
L’ Écho Montfortain
Viale dei Monfortani, 65
00135 ROMA ( Tel: +39 06.30.52.332 )
echo.montfortain@gmail.com
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